• 10 novembre 2001 / LES IDOLES DU SAMEDI

    Nouvelle soirée consacrée à Sheila alors que sort sa belle compil 44 chansons. On va voir pour la première fois à la télévision Sheila en concert à l'Olympia (1999). Didier Varrod la met très à l'aise et du coup, notre Sheila est lumineuse, détendue, drôle, et livre même des anecdotes inédites, ce qui est finalement assez rare !

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    DV : Le rideau rouge mythique est fermé, il y a 200 personnes en furie qui vous attendent avec des petites pancartes "Sheila on t'aime", Victoire du Coeur 99, et ultime cadeau, une interview inédite de Michel Drucker qui ponctue cet Olympia.

    S : La première fois que je suis allée à l'Olympia, c'était pour aller voir les Chaussettes Noires en 62. Je suis une des rares chanteuses qui ne l'avait pas fait alors que j'avais enregistré une chanson qui s'appelait L'Olympia ! J'ai été tellement privée de scène qu'aujourd'hui, j'ai 50 ans passés, mais j'ai les envies d'une gamine !

    MD : Quand on fait le bilan, sur le plan discographique c'est presque être dans le livre des records, c'est une carrière à l'étranger, c'est une réussite totale. Mais l'envers du décor c'est la solitude, les pleurs, l'exil en Amérique...

    S : Je ne sais pas pourquoi on s'est acharné sur moi comme ça, mais au final les gens qui m'aiment ont retourné ça parce qu'ils en avaient marre.

    MD : Il y a un avant et un après Yves Martin.

    S : Oui, hormis le fait qu'après il y a eu une très belle histoire d'amour qui est née de cette collaboration, c'est quelqu'un qui a cru en moi, qui a pensé que je pouvais encore progresser, qui m'a regardée.

    MD : Pour cet Olympia, vous avez eu un succès de presse et un succès public; ça devrait changer beaucoup de choses, non ?

    S : Non, ma carrière est essentiellement derrière moi, je regarde toujours devant, mais sincèrement je n'oserais pas me projeter dans dix ans, parce que je bénéficie d'une mode, cette fois j'ai fait l'unanimité, toute presse confondue, on ne peut pas dire que je n'ai pas rempli, que je ne sais pas chanter, mais je ne sais pas ce que je serai dans dix ans... Ce qui vient de se passer est mon plus beau rêve et je crois que j'ai réussi une bonne partie de ma vie.

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    DV : Sheila, n'avez-vous pas tendance à vous sous-estimer ? Vous êtes la première à dire "oh la la j'étais kitsch", n'auriez-vous du être plus prétentieuse au regard de la carrière que vous avez faite ?

    S : Je pense que je n'ai pas été assez emmerdante, vous voyez ! Je n'ai pas fait assez de caprices, je crois qu'on respecte plus les gens qui en font ! Moi j'ai toujours été dans mon coin, à l'heure, je me mettais où on me disait, j'arrivais c'était en place, mais c'est dans ma nature ! Vous dites que je suis dure vis-à-vis de moi, non, je suis réaliste, je pense que j'ai été très kitsch, oui ! Il ne faut pas avoir peur de le dire, pourquoi ? Je suis la seule à le dire, c'est la différence ! Mais n'est-ce pas une preuve d'intelligence ?

    S : SB Devotion, c'est mon étoile ! Un jour on m'a quand même amené une chanson, moi qui aime danser inutile de vous dire que j'étais hystérique, j'ai dit non, ça personne d'autre ne va le faire ! Je ne parlais pas un mot d'Anglais, j'ai fait ça en phonétique, on était une équipe à ce moment là, il y avait Claude, Annie, on a tous écouté et j'ai dit il ne faut pas qu'on appelle ça Sheila sinon personne ne va l'écouter, d'où l'idée de SB Devotion. Après ça a démarré partout en Europe, on vivait dans les avions, de Munich à Rome, à Venise, on a vécu une époque de fous ! Pour la première fois de ma vie je me suis lâchée. Là j'ai renconté Tina Turner, Blondie, Boney M, Les Village People, tous ces gens-là sont quand même des fous furieux et on se retrouvait dans toutes les villes d'Europe et après du monde entier. Inutile de vous dire qu'après les télés, il y avait un petit lâcher qui n'était pas triste ! Les boîtes de nuit, les grands hôtels, les valises, les maquilleurs fous, les assistants, moi je pense que c'est une des plus belles époques de ma vie ! Là on a connu des trucs fous, les petits-pois qui se renversent dans les avions, les plateaux, parce que Carrère était un habitué des plateaux car il faut toujours manger avec lui parce qu'il faut être plein de vitamines, donc l'histoire c'est qu'on avait des plateaux de petits-pois vous comprenez, mais quand il y a des trous d'air (rires), ça le fait pas, donc dans l'avion, le bel avion privé, les petis-pois qui se renversent, et toujours l'assistant qui est là pour ramasser les petits-pois, vous comprenez bien que tout ça, ça marque !!! (rires). J'ai des souvenirs de cette époque, il faudrait que j'écrive un livre, mais j'attendrai d'être un peu plus vieille...

    Quand j'ai écouté la cassette de Spacer enfermée dans une voiture, quand j'ai entendu le play-back avec les guitares, je n'arrivais pas à dire "c'est pour moi ! Ils ont écrit ça pour moi !!!"

    DV : Vous voyez, vous vous sous-estimez encore !

    S : Ben oui, bon c'est comme ça.

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  • Commentaires

    2
    Pame Profil de Pame
    Mercredi 29 Juin 2011 à 17:45

    Bien dit Pascal....

    1
    Pascal du nord
    Lundi 27 Juin 2011 à 20:14

    J'aime bien ses dires à propos de la scène, expliquant que jeune, elle en a été privée...ceci explique ses galas en province dont ceux qui sont qualifiés 'moules-frites' par certains qui malgré tout , sont là pour l'applaudir ! Certes, elle accepte ces galas pour l'argent mais aussi pour le plaisir de chanter...Pascal.

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