• 12 août 1998 / SAGAS

     

    Longue interview de Sheila à Biarritz , entrecoupée de séquences tournées dans les grands magasins du Printemps à Paris à l'occasion de la sortie de son nouveau CD. J'y étais (voir notamment les deux dernières photos !) et il y avait foule...

    S: En 89, j'aspirais vraiment à un peu de recul, un peu de silence, et à un grand moment de réfléxion dont j'avais vraiment besoin. je n'étais plus en accord avec moi-même, je suis quelqu'un de très franc et je ne sais pas mentir ni tricher, donc ça n'allait pas et il y a des choses que je ne voulais pas cautionner. Il y a plein de gens que j'ai vu débuter et je crois que beaucoup ont la mémoire courte... Les gens oublient d'où ils viennent, et on ne sait jamais où on va ! Pendant 9 ans j'ai réalisé où étaient mes amis, les vrais. Mon téléphone a cessé de sonner, ce qui n'est pas grave...enfin, c'est pas grave euh...faut être franc, ça ne fait jamais plaisir. En 89, j'ai été face à la vérité, je me suis rendu compte que ceux qui m'avaient été fidèles, ce sont ceux qui me suivaient depuis 30 ans et pas ceux que j'attendais... En écrivant, en sculptant, je me suis retrouvée face à la solitude. C'est pas évident, mais ça m'a fait avancer. Aujourd'hui je sais ce que c'est que de vivre en dehors de la lumière. J'ai plus de recul sur tout ce que je fais. Je reviens parce que les gens ont besoin d'amour, j'ai besoin d'amour. J'ai tout entendu, que j'étais trop vieille pour chanter, enfin des choses pas très agréables ! C'est vrai que j'ai ramé plus que ce que j'imaginais, parce que je croyais qu'après avoir eu une carrière comme la mienne, ça allait être plus facile ! bon, ben c'est pas plus facile, on apprend... Quelque part je me dis "attends, j'y crois pas !". J'ai ramé, j'ai eu des foutus quarts d'heure... Si on n'avait pas écrit un jour que j'étais un homme, que quand j'étais enceinte j'avais un coussin sur le ventre, que Ludo je l'avais adopté, si je n'avais pas traîné tout ça si longtemps, je crois que je ne pourrais pas parler comme je vous parle aujourd'hui. J'en ai tellement vu, tellement entendu que franchement, plus rien ne peut me toucher aujourd'hui. Si je peux rendre les gens heureux en chantant, j'aurai réussi ma vie.

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