• 30 octobre 1997 / PAROLES DE FEMME

    Longue émission (1h11) de Patrick Sabatier, où il emmène son invitée hors des chemins battus. Elle est néanmoins là à l'occasion de la parution de son roman "La Captive". On apprend pas mal de choses (voir les captures), mais hélas, avec le recul on s'aperçoit que certaines des réponses de Sheila sont empreintes de beaucoup d'amertume envers celui qu'elle réussit tout de même à ne pas nommer une seule fois pendant toute l'émission, ce qui, finalement ne la met pas à son avantage et donne, par moments, l'image d'une femme plutôt aigrie que sympathique. Heureusement, on sait maintenant qu'elle a appris à pardonner et l'on sent bien qu'au fond ses sentiments envers Claude ne sont pas ceux qu'elle a exprimés ce jour-là.

    Regardant la photo d'elle bébé à Créteil elle dit : Ce que je constate, c'est que j'ai toujours la lessiveuse ! Et même avec le déménagement, j'ai encore la lessiveuse (rires). Je garde tout, c'est un enfer, mais j'aime bien garder les choses...

    PS : Quand on a une carrière comme la vôtre, ne se dit-on pas qu'on aimerait y goûter encore ?

    S : Ah non mais j'ai pas l'intention de ne plus y goûter !

    S : (...) Il y a eu l'époque du mariage où c'était tempête sous un crâne parce que le couple c'était une catastrophe et dans le ménage c'était terrible.

    PS : Avez-vous le sentiment qu'on vous a bernée ?

    S : Ah ben ça c'est clair ! ça c'est très mal terminé d'ailleurs... C'est pas qu'on m'a bernée d'ailleurs, on m'a bien appris mon métier, mais je suis devenue un produit. Il a fallu que je casse tout pour faire passer mes sentiments d'artiste. J'ai aimé tout ce que j'ai fait, attention ! Mais c'est vrai qu'on ne m'a pas laissé beaucoup d'air... Ce qui m'a manqué, c'est plus de liberté, et des gens sincères autour de moi. Ils me cachaient tous quelque chose, il y avait celui du haut qui dirigeait tout, et ceux en qui je croyais sincèrement et profondément, j'ai découvert après qu'ils étaient là pour dire ce qu'on devait me dire, quoi. Et ça je trouve ça terrible, c'est un manque de sincérité. J'étais le synonyme de la caisse, j'ai rapporté énormément d'argent, j'étais là pour faire chauffer la marmite et ça a duré très longtemps. Je ne regrette pas parce que je ne m'en suis pas rendu compte. J'ai été manipulée, oui, car je n'ai jamais demandé un sou, j'ai été salariée pendant 35 ans de ma vie, c'est aberrant ! On me disait "tu ne t'inquiètes pas, c'est la famille, on est frère et soeur, ce qui est à toi est à moi on travaille pour la famille", moi je travaille pour la famille, c'est sacré la famille chez moi... Le seul problème c'est que c'était un étranger ! J'ai une part de responsabilité, on ne peut pas mettre tout sur le dos des autres ! J'ai poussé la confiance trop loin et je me suis dit, même tard, c'est pas possible, il y a bien un moment où on change dans la vie, à 20 ans, 30 ans, on ne sait pas trop, mais je te parle d'une personne qui va avoir 67 ans tout de même ! Normalement on découvre où sont les vraies valeurs, et je me suis rendue compte qu'il y a des gens qui ne réalisent jamais  !

    J'ai arrêté de chanter, mais tu ne peux pas savoir combien ça me manque, le vide que ça a fait... Il fallait que j'arrête, mais j'ai besoin du public, c'est de l'amour.

    PS : Votre mariage avec Ringo, c'était un vrai mariage ?

    S : Ah non mais attends j'étais persuadée que j'avais rencontré l'homme de ma vie ! Je ne suis pas tombée sur le bon, c'est comme ça ! Je le trouvais beau, je lui trouvais toutes les qualités, je me suis trompée, c'est une expérience de la vie. Avec le recul je pense que c'était beaucoup plus pensé chez lui que chez moi... Je lui en ai beaucoup voulu parce qu'on a fait un enfant, et peu importe ce qui se passe dans un couple, j'estime que c'était son enfant et qu'il aurait dû être là. Hormis ça, ça fait 20 ans que je ne l'ai pas vu.

    PS : Comment vous voyez les prochaines années pour vous ?

    S : Mais alors vachement belles ! très très occupées ! Moi je crois que je n'arrêterai jamais, je suis quelqu'un qui n'a pas la notion du temps, je ne suis pas consciente de l'âge que j'ai, j'ai les mêmes rêves et les mêmes projets que si j'avais 20 ou 25 ans. J'ai la chance d'avoir une bonne santé, je suis imprévisible (rires) ! Je serai une grand-mère rock'n roll ! Je me trouve vachement sympa comme fille, franchement moi j'aimerais bien me rencontrer ! J'ai toujours le moral ! Même quand ça va très mal, je remonte, on ne me fera pas tomber dans le ravin, je ne tomberai pas, point !

    MISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOURMISES A JOUR

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  • Commentaires

    1
    Pascal du Nord
    Mercredi 22 Juin 2011 à 08:29

    Je ne sais pas exactement si on pouvait penser que Sheila était aigrie...je dirai plutôt frustrée par ce passé où elle a été privée de pas mal de choses  puisque Claude Carrere la 'protégeait' et en cette année 1997, le destin s'acharnait encore en ne trouvant pas de maison de disques pour éditer les enregistrements prêts depuis quelques mois ?! Pascal.

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